Titre

La plus grande différence avec Lanfeust de Troy vient du fait que cet album est réalisé en couleurs directes. C'est à dire que Didier TARQUIN a lui même appliqué les couleurs sur les planches qu'il avait dessiné. Dans Lanfeust de Troy, les couleurs sont entièrement réalisées par Yves LENCOT.

Le style propre de Didier TARQUIN n'est pas encore visible dans cet album.
En effet, même si l'on retrouve sa façon de dessiner les visages (mâchoires carrées et trait coupés au couteaux), sa principale caractéristique (faire figurer les onomatopées dans le dessin lui-même) n'est absolument pas présente.
De plus l'utilisation de couleurs directes ne lui permet pas comme pour Lanfeust de Troy de mettre en valeur le premier plan en simplifiant tous les décors et les personnages du second plan.
On peux encore noter qu'étant donné que l'album est réalisé dans des tons très sombres, l'utilisation de de zones d'ombres n'a pas le même impact que dans les albums de Lanfeust. Dans ceux-ci, elles servent à mettre en valeur les acteurs du premier plans en faisant ressortir leurs émotions (seuls les yeux et la bouche sont le plus souvent représentés).

Pour conclure, je pense que cela fut un échec plus à cause de la qualité médiocre du scénario (un peu tiré par les cheveux) que par la nature des dessins. Il faut aussi noter que désormais le scénariste, Mourad BOUDJELAL, n'écrit plus mais c'est lui le patron des Editions Soleil.